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Draveil ~ News

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Politique et Économie Départementale (Essonne) - Nationale et Européenne - En résistance depuis Mai 2012


1958 ? Toute ressemblance avec des évènements passés il y a 60 ans ne .............

Publié par Quercus sur 4 Février 2017, 19:20pm

Catégories : #Campagne des présidentielles, #Patrick Mignon, #NDA2017, #DLF

Toute ressemblance avec des évènements passés il y a 60 ans ne saurait être fortuite.

 

-------ooOOoo-------

 

À la fin de la IVème République, moribonde des combines des partis politiques, c’est-à-dire mourant de l’avidité des hommes politiques de l’époque qui pensaient d’abord à leurs avantages personnels plutôt qu’à celui des Français et du pays, le Général De Gaulle a proposé au vote des citoyens en deux temps une rupture radicale.

 

L’objectif premier était de mettre un terme aux combines, aux petits arrangements, aux

 

« petites soupes sur les petits feux »

 

des partis et de leurs dirigeants. Le second de donner au pays un chef dont la légitimité issue directement du peuple lui donnerait l’autorité nécessaire.

Scrutin majoritaire à deux tours pour l’élection des députés puis peu après élection directe du président de la République au suffrage universel par le scrutin uninominal à deux tours.

 

Majorité stable à l’Assemblée, Présidence forte à l’Élysée, voilà les deux jambes de la rupture décidée par le Général. Deux jambes soutenant le corps de la nation dont le peuple occupait la tête. Du peuple, par le peuple et pour le peuple.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’ont-ils fait de ce système ?

 

À questions simples réponses catastrophiques :

 

ils l’ont perverti, détourné, avili.

 

 

Aujourd’hui, avec l’affaire Pénélope FILLON, mais aussi avec les conséquences de la désignation de Benoît HAMON, on comprend très concrètement pourquoi les élections privées baptisées “primaires” sont une imposture.

On nous parle de “statuts” de ces primaires, c’est-à-dire de règles écrites après avoir été décidées en petit comité au sein de chacune des formations politiques qui tentent ainsi de détourner la loi fondamentale de la République, sa Constitution.

 

Mais que sont ces statuts ? Un règlement qui stipule les conditions d’organisation des consultations privées, privatives même puisque pour pouvoir y participer le citoyen doit préalablement approuver une “charte des valeurs” et payer un écot.

 

On a donc là un scrutin partisan et payant. Plutôt éloigné de la notion de suffrage universel, non ?!

 

Et on nous explique – on tente de nous expliquer – que le cas du retrait du candidat désigné de l’ex-UMP n’est pas prévu dans ces statuts.

De même, si les candidats perdants de la consultation privée de la gauche ont a priori accepté de se ranger derrière le vainqueur, rien n’est prévu dans leurs textes pour traiter du cas du finaliste et de ses soutiens qui avancent paradoxalement un droit de “retrait”.

 

Quelles leçons tirer de tout cela ?

 

Tout d’abord que la démocratie élective est un bien trop précieux pour le confier à ces organisations privées, dont le nombrilisme, les éloigne du bien national. Que ces partis tentent de reprendre la main sur l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct n’est pas surprenant, ils en sont privés depuis 52 ans. Que la presse libre et indépendante de notre pays ne dénonce pas l’imposture voire même la promeuve l’est beaucoup plus. Mais cela fait de l’audience…

 

Ensuite que la seule véritable primaire est le premier tour de l’élection présidentielle elle-même.

 

Et les aléas de la vie – retrait, démission, décès, corruption, recel, abus divers, mises en examen –

 

sont à n’en pas douter prévus par les lois, oui des lois, débattues et votées pas de simples “statuts”, qui régissent le processus électoral. Et si par mégarde un événement imprévu devait pourtant se produire, alors le Conseil Constitutionnel serait en mesure de donner à la République une solution incontestable. Ce qu’il n’a évidemment pas le pouvoir de faire s’agissant de consultations privées.

 

Ainsi va le train-train médiatique et politique français. Après avoir bénéficié de centaines d’heures de grande écoute, après avoir participé à six débats radio-télévisés, d’un côté les frondeurs vainqueurs se normalisent, les réformateurs perdants se radicalisent voire se vaporisent, de l’autre côté les haines recuites, les guerres d’ego du parti des carpes et des lapins ressurgissent et ils ne savent plus s’ils doivent opter pour le plan ‘B’, comme Bordeaux et son maire au sabre émoussé ou pour l’un quelconque des seconds couteaux, des loups aux crocs acérés.

 

Car c’est bien difficile de savoir si on doit choisir parmi ceux qui ont concouru, mais ont été éliminés ou bien si on doit chercher en-dehors de ceux qui n’ont pas été éliminés faute d’avoir concouru.

 

On comprend là aisément toute cette supercherie de ces “primaires” dont la légitimité des candidats est réduite à néant. Mais la fragilité des vainqueurs aux pieds d’argile n’est pas dangereuse que pour eux-mêmes ou leurs clans. Elle l’est aussi pour tout le pays.

 

Car pendant que l’on nous enfume avec ces histoires louches ou ces désertions, on n’entend pas ceux qui nous parlent de nous, des problèmes de notre pays. On a le sentiment que seule est intéressante l’écume de la tempête, pas sa cause : le retour du régime des partis. Et il n’est nul besoin d’avoir une longue antériorité dans le paysage politique pour en être.

Voyez le mouvement ‘En Marche !’ d’Emmanuel MACRON. Des adhésions sans cotisations, des donations sans précisions, une sur-médiatisation sans propositions. Et pourtant le voilà propulsé à 23% des intentions de vote au 1er tour. Mais que savons-nous de son programme ? Rien… ou presque.

 

Alors pour la sauvegarde du pays, pour l’avenir des enfants, l’emploi des parents et la tranquillité des grands-parents,

de grâce Mesdames et Messieurs des médias organisez trois débats aussi entre les candidats hors-primaires.

 

Alors :

 

  • là, il y aura véritablement débat avec des propositions différentes,
  • là il y aura véritablement la rencontre des hommes, des femmes, du peuple parce qu’il n’y aura pas derrière une élection tronquée, mais le premier tour de la véritable élection présidentielle.

Patrick Mignon

Vice-Président de Debout La France
Pilote de Ligne, Commandant de Bord et Officier de Réserve de l’Armée de l’Air.
 
 

 

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