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Draveil ~ News

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Politique et Économie Départementale (Essonne) - Nationale et Européenne - En résistance depuis Mai 2012


HAMON-MACRON, C’EST TOUJOURS LA GAUCHE

Publié par Quercus sur 9 Février 2017, 21:11pm

Catégories : #Campagne présidentielle, #Hamon, #Macron, #MIL

 

La particularité de l’élection présidentielle de 2017 est de voir se présenter aux suffrages des Français deux candidats socialistes de manière concurrente : Benoit Hamon et Emmanuel Macron. Suite au profond rejet de la politique de François Hollande, le président sortant a décidé de renoncer à briguer un second mandat, une première sous la Vème République. Il a lui-même admis qu’il était hors-jeu au début du mois de décembre 2016. Dans ces conditions politiques désastreuses, les socialistes tentent donc de faire peau neuve afin d’éviter de porter le passif du bilan du quinquennat.

Manuel Valls, héritier direct du président de la République et défendant le bilan du quinquennat, a été écarté de la course à la présidence à l’occasion de la primaire par les électeurs de gauche (dont une part significative de partisans de l’extrême gauche). Benoit Hamon et Emmanuel Macron incarnent deux sensibilités socialistes différentes. Mais ils ont vocation à se retrouver au second tour pour maintenir un pouvoir socialiste en France.

Benoit Hamon a présenté un programme peu crédible pour faire «rêver la gauche». Il a pu ainsi emporter la primaire socialiste. Il annonce le retour à une stratégie d’« Union de la gauche ». Il tente d’absorber les électorats écologistes et communistes, d’une part en « absorbant » Yannik Jadot et, d’autre part, en réduisant le score de Jean-Luc Mélenchon et en ralliant le vote communiste. Son premier enjeu : atteindre un bon score au premier tour de la présidentielle. Son second enjeu : créer les conditions d’un programme d’union d’une gauche écolo-socialo-communiste pour les législatives afin de disposer de nombreux députés et être en position de force à l’Assemblée nationale. Son troisième enjeu : prendre le contrôle du Parti socialiste, à l’automne, pour envisager la suite de son aventure politique et de celle de ses amis. Son programme utopique et sa stratégie d’union de la gauche heurtent une part des responsables et des élus socialistes qui ont soutenu François Hollande et Manuel Valls. Ils se trouvent face à un changement complet de ligne politique. Il existe donc une opposition interne explicite (dont le groupe des « parlementaires réformateurs ») ou implicite, de la part d’élus socialistes attentistes. Trois options s’ouvrent à cette opposition interne à la ligne Hamon au parti socialiste : soit se rallier à Benoit Hamon en courbant l’échine ; soit se «mettre en retrait» de la campagne de Benoit Hamon en attendant les législatives ou soit rallier le parti de Macron. Cette dernière option présente pour les élus socialistes le risque éventuel de perdre l’investiture socialiste aux législatives, si Hamon fait un bon score.

La situation au sein du Parti socialiste devrait donc rester incertaine dans l’attente du résultat du duel des deux candidats socialistes au premier tour de la présidentielle. Deux questions se posent alors. La première est de savoir qui arrivera en tête du premier tour entre Hamon et Macron. Les sondages actuels, comparant les deux candidats, ne sont pas sérieux tant leur date d’entrée en campagne est différente, le programme de Macron reste inconnu, la campagne n’a pas été engagée. La seconde est de savoir si l’un d’entre eux se qualifiera au final pour le second tour de la présidentielle.

Pour l’emporter, Macron joue sur la totale confusion des idées qu’il avance, produit du spectacle, joue sur le charme et nie le clivage politique gauche/droite. Sa capacité d’attraction est réelle, mais elle devrait rencontrer des limites dans le cadre du déroulement de la campagne électorale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que cette double candidature socialiste doit être dénoncée, que les anciens ministres de François Hollande ne doivent pas échapper à leurs responsabilités dans le bilan du quinquennat et que les positions qu’ils proposent ne sont pas des solutions sérieuses aux problèmes de la France.

C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème :

« Hamon-Macron, c’est toujours la gauche ».

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