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Draveil ~ News

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Politique et Économie Départementale (Essonne) - Nationale et Européenne - En résistance depuis Mai 2012


Rififi entre le Quatar et ses voisins

Publié par Quercus sur 5 Juin 2017, 19:48pm

Catégories : #Qatar, #Égypte, #Arabie saoudite, #EAU

Pourquoi le Qatar est-il détesté de ses voisins ?

 Les frontières fermées, les relations diplomatiques rompues… Le Qatar, mis au ban par l’Arabie saoudite et ses alliés, se retrouve bien isolé dans le golfe Persique. Officiellement, on lui reproche un soutien au terrorisme. En réalité, c’est bien plus compliqué…

  • Plusieurs pays du Golfe persique mais aussi l’Égypte ont rompu ce lundi leurs relations diplomatiques avec le Qatar et ont pris une série de mesures à l’encontre du richissime émirat
  • Le Qatar se voit accuser de favoriser des groupes terroristes semant le trouble au Moyen-Orient. Voilà pour la raison officielle. L’Arabie Saoudite, meneur de la fronde, chercherait aussi et surtout à faire rentrer dans le rang un petit état bien interventionniste sur la scène diplomatique internationale

Nabil Ennasri comme Karim Sader, consultant spécialiste du Moyen-Orient et maître de conférence à l’université Saint-Joseph de Beyrouth, et Antoine Basbous, directeur de l’ Observatoire des pays arabes, invitent tous trois à prendre du recul vis-à-vis des raisons officielles avancées.

Karim Sader y voit surtout un prétexte,

« la partie immergée de l’iceberg qui cache des désaccords plus structurels et plus profonds. »

Puisque les raisons officielles sont bancales, il faudrait voir alors dans la mise au ban du Qatar une tentative de l’Arabie Saoudite de discipliner ce petit émirat très turbulent sur la scène diplomatique internationale.

« Le Qatar, c’est seulement 250.000 autochtones, rappelle Antoine Basbous. Mais l’émirat, qui s’est fortement enrichi en exportant son gaz, veut peser sur la scène internationale en jouant une partition qui n’est pas celle adoptée par ses pays voisins. »

Nabil Ennasri et Antoine Basbous renvoient notamment au Printemps arabe, ce mouvement de contestations populaires qui a secoué plusieurs États  du Maghreb et du Proche Orient à partir de décembre 2010.

« Le Qatar a profité de ce moment historique pour faire avancer ses intérêts en soutenant des mouvements populaires qui tentaient de renverser des régimes autoritaires en place »,

explique Nabil Ennasri.

Doha a ainsi apporté son soutien aux Frères musulmans dans leurs percées politiques en Tunisie, en Libye et en Égypte. De quoi mettre en colère l’Arabie Saoudite et les EAU qui avaient noué des liens forts avec les régimes en place et craignaient une propagation de la contestation à leurs pays.

Karim Sader met aussi l’accent sur un deuxième clivage fort entre le Qatar et ses voisins :l’Iran.

« C’est à mes yeux ce qui est le plus reproché aujourd’hui au Qatar, sa complaisance à l’égard de l’Iran, considéré par ses voisins comme l’ennemi absolu, explique-t-il. Le Qatar partage avec l’Iran des intérêts stratégiques, notamment un gisement gazier offshore. Les deux pays ont tout intérêt à s’entendre. »

Source et suite de l'article : lien ci-dessous.

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