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Draveil ~ News

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Politique et Économie Départementale (Essonne) - Nationale et Européenne - En résistance depuis Mai 2012


Macron terminera-t-il son mandat tout seul à s’écouter parler ?

Publié par Quercus sur 3 Juillet 2017, 17:31pm

Catégories : #Versailles, #Macron, #Congrés

 

“ Quand la politique est devenue une science des mots, tout est perdu.”

 

 

Incontestablement, le discours de Macron à Versailles creusera le fossé entre ceux qui n'en peuvent plus de sa rhétorique vide, et ceux qui s'en bercent. Chacun a compris que l'auteur de ces lignes appartient à la première catégorie et que les soixante minutes de figures de style niveau classe prépa Sciences-Po lui suscite peu de sympathie. Les autres modéreront à leur gré.

Pendant vingt-cinq minutes, nous avons d'abord reçu une leçon de morale nous appelant à la retenue. Nous, à qui fut volé l'élection présidentielle par une campagne de presse sous la ceinture qui visait à abattre deux candidats, nous devrions aujourd'hui fermer les yeux sur les affaires Ferrand, Bayrou, de Sarnez, Pénicaud... Que ne l'avons-nous entendu lorsque la boue arrangeait bien le candidat Macron. 

Au bout de vingt-cinq minutes, le Président a fait mine d'aborder les sujets qui fâchent, par exemple, la lutte contre la prolifération administrative ou la réduction du nombre de parlementaires. Il paraît que l'ensemble serait réduit d'un tiers (Assemblée, Sénat, CESE), "en veillant à la juste représentation de tous les territoires de la République". Mais pourquoi cette annonce est-elle noyée dans autant de périphrases gluantes comme un miel au soleil ?

Macron fixe le sens du quinquennat.

Il paraît que tout cela s'appelle fixer le sens du quinquennat. Mais, si le sens du quinquennat est d'écouter les monologues d'un Président qui s'écoute lui-même, on a des chances de trouver rapidement l'exercice un peu absurde. 

Après avoir à peine effleuré les sujets, Macron a en effet sombré à nouveau dans une rhétorique très pompière qui lasse, où passent des messages inquiétants. En particulier, le Président croît, semble-t-il que l'efficacité de son mandat tient au pouvoir donné à ses directeurs d'administration centrale plutôt qu'à ses ministres, et nous prenons ici les paris qu'il commet une erreur fondamentale. Ou alors il faut qu'il change complétement son casting de directeurs. 

Il a fallu 37 minutes pour que le Président annonce l'introduction d'une dose de proportionnelle dont il n'a pas donné les contours. À la 38è minute, Emmanuel Macron est passé au CESE dont, au lieu d'annoncer la fusion avec le Sénat, il a proposé le changement des règles de représentativité. Mais, là encore, on n'a pas bien compris en quoi consisterait exactement la réforme.

À la 41è minute, le Président a fait une nouvelle pirouette. Il annonce que les ministres doivent être comptables de leur administration, mais c'est déjà le cas, depuis 1789! Et hop, ce faisant, il annonce la fin de la Haute Cour de Justice et la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature. 

Une fois ces quelques réformes très centristes exposées, Emmanuel Macron est passé à la menace: si le Congrès n'adopte pas à terme la réforme, il utilisera le referendum. 

…………………………………… etc, etc, ………………………..

Bon... ben voilà... il y a ceux qui seront convaincus, et ceux qui ne le seront pas. 

Source et suite lien ci-dessous

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