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Draveil ~ News

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Politique et Économie Départementale (Essonne) - Nationale et Européenne - En résistance depuis Mai 2012


Macron sabre le budget des collectivités locales

Publié par Quercus sur 8 Août 2017, 21:38pm

Catégories : #Collectivités locales, #dotations, #Macron

 

Le gouvernement a supprimé sans consultation préalable 301 millions d'euros de dotations aux collectivités locales.

Pour David Lisnard, maire de Cannes, Macron a perdu la « confiance » des élus locaux, qu'il avait pourtant longuement invoquée il y a un mois lors de la Conférence Nationale des Territoires.

 

Le 20 juillet, le gouvernement supprimait 301 millions d'euros de dotations inscrits dans la loi de finances 2017 à destination des collectivités locales et des territoires.

Cette opération s'est faite par un discret décret, donc sans contrôle parlementaire et surtout sans consultation des collectivités territoriales, dans le plus grand mépris des principes avancés deux jours auparavant lors de la tonitruante Conférence Nationale des Territoires.

D'aucuns diront que cette décision n'est qu'un ajustement budgétaire dérisoire. Or il n'en est rien.

Les crédits qu'il vient de supprimer étaient destinés à financer, notamment, la Dotation de Soutien à l'Investissement Local.

Cette dotation devait permettre de relancer les dépenses d'équipement et d'infrastructure du secteur local qui, du fait de la baisse des dotations, ont chuté de 25% en 2014 et 2015.

Sans ces financements, les collectivités les plus fragiles devront à nouveau différer leurs investissements, au détriment du développement de leurs territoires et de l'emploi.

Pire, s'agissant de projets lancés, comme, une nouvelle fois, cette décision intervient en cours d'exercice budgétaire, le non-respect par l'État de ses engagements laisse les collectivités face à une perte de recettes qui ne manquera pas de se traduire par de la dette nouvelle dans nombre de budgets locaux ou pas des abandons d'opérations.

Le comble est que certains investissements ont été prescrits par l'État lui-même.

La réalité terroriste a conduit les collectivités à engager des travaux de sécurisation des bâtiments les plus sensibles, tels que les crèches et les écoles.

Ces investissements ont été réalisés dans l'urgence avec la perspective d'une participation financière de l'État.

Faute de crédits, les dossiers déposés auprès de ses services dans ce cadre sont toujours en attente d'instruction, et le décret du 20 juillet laisse présager que

la charge de ces investissements, qui contribuent pourtant à la mission sécuritaire de l'État régalien, sera intégralement supportée par les collectivités.

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