Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Draveil ~ News

Draveil ~ News

Politique et Économie Départementale (Essonne) - Nationale et Européenne - En résistance depuis Mai 2012


Un tic de langage et une perte de mémoire, voilà la Communication Gouvernementale

Publié par Quercus sur 23 Août 2017, 13:03pm

Catégories : #pouvoir d'achat, #cotisations salariales, #Fiscalité, #CSG

Bercy revoit le calendrier de la suppression des cotisations salariales

La suppression des cotisations « maladie » et « chômage » prévue pour 2018, et compensée par une hausse de la CSG, s'effectuera finalement en deux temps. Un tour de passe-passe qui permettra au gouvernement d'économiser plusieurs milliards d'euros.

Durant toute la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a montré son attachement à la fameuse formule « en même temps ».

Un tic de langage omniprésent de son discours qui pourrait trouver une traduction concrète, pour l'État, dès l'entrée en vigueur de la promesse de campagne de baisse des cotisations salariales.

Dans un communiqué publié ce mercredi, le ministère de l'Action et Comptes publics confirme que la suppression des cotisations, tout comme la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) qui doit servir à financer la mesure, interviendront bien en 2018.

Deux mesures concomitantes, ou presque. Car Bercy apporte un petit bémol en précisant son agenda: si les cotisations salariales «maladie» et «chômage» seront bien supprimées en 2018, leur disparition serait étalée sur l'année, comme le révélaient Les Échos ce mercredi.

Initialement, le président de la République avait prévu, au 1er janvier 2018, de conjuguer la hausse de la CSG de 1.7 point (le taux passera ainsi de 7.5% à 9.2%) à une suppression simultanée des cotisations chômage (2,4 %) et maladie (0,75 %) payées par le salarié.

Mais mardi, le ministère de l'Action et des Comptes a quelque peu revu son agenda et prévoit désormais une réduction au 1er janvier et une autre à l'automne. Dans l'intervalle, ce sont les caisses de l'État qui profiteront «en même temps» de la hausse de la CSG et du maintien d'une partie des cotisations salariales, avec plusieurs milliards d'euros à la clé.

Une aubaine à l'heure où le gouvernement entend boucler le casse-tête budgétaire du projet de loi des Finances 2018 et la réalisation de 20 milliards d'euros d'économies.

Le stratagème devrait aussi permettre de contenir le déficit sous la barre des 3%, et ainsi rester dans les clous des exigences européennes. Selon Bercy, «cette mesure a pour objectif de répartir plus équitablement le financement de la protection sociale, afin d'alléger le poids qui pèse aujourd'hui sur les actifs».

7 milliards d'euros de pouvoir d'achat

(OUPS ????excellente nouvelle pour les pigeons )

Malgré l'étalement de cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron, l'exécutif assure que la nouvelle méthode préconisée ne change rien à l'objectif d'augmenter le net à payer des salariés français, soumis à une pression fiscale excessive selon le président de la République.

« Dès le 1er janvier, un gain de pouvoir d'achat bénéficiera aux salariés et aux indépendants. 21 millions de Français verront alors leur revenu net amélioré »,

annonce un communiqué du ministère de l'Action et Comptes publics.

Dans sa totalité la réforme permettra de redonner 7 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux actifs.

Commenter cet article

Nous sommes sociaux !